Sachez en préambule que j’aime tant Marina qui joue Ina pour que, sans que j’en ai eu marre un seul instant, j’ai pu voir ça dans une copie aussi pourrie que les plus vieilles archives de l’INA.
La sorcière habituelle, c’est celle qui ensorcèle mais ce n’est pas la Java Bleue « quand on la danse les yeux dans les yeux ».
C’est celle qui est si belle que les femmes disent qu’elle attise l’appétit sexuel des hommes et que les hommes disent d’elle : « Ce n’est pas nous, les hommes qui nous sommes jetés sur elle, c’est elle qui nous a jeté un sort, c’est elle qui nous ensorcèle ».
C’est enfin celle qui finira brûlée en sorcellerie.
Ici elle a une blondeur qui n’a rien à voir avec celle de Madeleine Sologne, une blondeur qui est plus proche de celle de la jeune femme de Marianne de Ma Jeunesse (et de Julien Duvivier) que rencontre, un an avant le film d’André Michel, un autre Vincent qui, lui aussi, arrive en pays étranger.
Cette blondeur étincelle dans l’obscurité d’une nuit qui fait quelques secondes penser à celle du Chasseur.
Maurice Ronet retrouve ici d’abord Nicole Courcel avec qui il avait Rendez-Vous chez Becker un certain mois de Juillet.
Dans ce pays de lacs et des marais, quand ça a démarré, j’ai eu très peur que l’acteur de Plein Soleil et puis de La Piscine finisse noyé mais ce n’est pas ça qui le perdra.
Son personnage s’appelle Brulard comme Henry alias Henri Beyle autrement dit Stendhal, homme qui s’y connaissait en matière d’histoire d’amour qui finit mal en général (d’Empire).
Morale : Ne jamais tomber amoureux d’une sorcière au pays des honnêtes gens qui, eux, croient aux sorcières qu’on doit « brûler », même autrement que par le feu, « en sorcellerie ».