Quel dommage !
Déçu par le rendu final tant concept et le postulat de base étaient prometteur.
Le huis clos ultime où toute sortie de l'immeuble entrainera immédiatement un châtiment bien plus énigmatique que la mort mais bel et bien une disparition soudaine et totale de l'individu.
L'idée de dénoncer l'abandon des banlieues et la difficulté de se sortir des tours de citées entourées de cet épais brouillard noir est une métaphore intéressante. Alors la bonne surprise cinématographique on veut bien y croire d'autant + que les acteurs sont dans l'ensemble plutôt convaincants. Guillaume Nicloux disposaient donc de nombreuses cartes dans ses mains pour en faire, à défaut de devenir un classique comme la Haine ou Les Misérables au moins une œuvre marquante et coup de poing.
Au vu de la durée (1h22) on est en droit d'espérer un film rythmé et efficace, cependant il est jonché de beaucoup de temps longs et on a l'impression que le film fait facilement 25 minutes de plus. Une fois la situation mise en place et bien on tourne rapidement en rond car comme les séquences d'exposition viennent rapidement sont claires et concises on saisit vite les enjeux et les problématiques auxquelles vont être confrontés les protagonistes. On attend alors impatiemment les évènements rebondissants... qui arrivent parfois (ou pas d'ailleurs) à des moments un peu aléatoires :
Il y a une sorte de faux rythme qui se met en place tout au long du métrage du coup bah on s'ennuie parfois ce qui n'est pas envisageable sur un film si court et sensé provoquer en nous stress et angoisse.
On peut également regretter à défaut du sujet pertinent de la mise à l'écart des banlieusards que la situation dans la tour tourne en guerre ethnique. Ce qui, certes, montre que le racisme est partout dans tous les milieux sociaux et dans toutes les communautés mais ne sert pas le propos global.
Je recommande dans le même genre "The Belko Experiment" concept initial un peu similaire mais bien plus réussit à mes yeux.