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Brigitte Bardot, véritable sex-symbol en ce début des sixties se met au service d’un mastodonte du cinéma français, Henri-Georges Clouzot, dans le film La Vérité. Poussée à bout par un Clouzot un tantinet tyrannique, la jeune actrice en arrivera à tenter de se suicider à la fin du tournage. Une histoire qui aura certainement contribué à construire le mythe autour de ce film où les talents de tragédienne de Bardot sont portés à l’écran avec brio par un Clouzot plus déchainé que jamais contre les travers d’une société bourgeoise sclérosée.
Le film s’ouvre par un procès, celui de Dominique Marceau, jugée pour le meurtre de Gilbert Tellier. La défense plaide un crime passionnel. L’autre camp réclame l’homicide avec préméditation, potentiel synonyme de peine de mort. Les deux amants se sont rencontrés à paris. Dominique est fraichement débarquée de province avec sa sœur Annie. Gilbert, jeune chef d’orchestre au conservatoire, est l’ami d’Annie mais va vite tomber sous le charme des courbes enchanteresses de Dominique. S’en suit une histoire d’amour tumultueuse qui se terminera dans le sang.
La Vérité, c’est le portrait d’une jeunesse libérée associé au décalage générationnel. Certains passages laissent planer le doute sur le fait que l’héroïne soit jugée pour sa frivolité et ses mœurs qui peuvent paraitre douteux et non pour le meurtre de Gilbert
La composition de la cour d’assise est intelligemment déshumanisée avec ses jurés veules, ses magistrats dénués d’empathie et ses avocats qui changent de rôles comme de chemises. Une atmosphère qui met en exergue l’humanité de l’accusée avec son lot de pleurs et de cris.
Le film se termine en apothéose, dans un dernier spasme outrancier pour un ultime pied de nez à ces morts-vivants.
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le 7 oct. 2016
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