Isabelle Huppert a avoué en interview que le film a été tourné sans chef opérateur, sans ingénieur du son... et sans script. Je n'ai aucun mal à le croire. Je ne connaissais jusque là pas du tout le cinéma de Hong Sang-Soo, j'ignore si c'est son style habituel... en tout cas ça ne me donne pas envie de voir le reste.
Le réalisateur s'intéresse à Iris, énigmatique femme française qui déambule en Corée. On ne sait rien de son passé. Elle enseigne le français à partir d'une méthode à elle, basée sur les émotions. Elle a parfois des comportements d'enfants, et une démarche étrange.
Le film est composée de multitudes de petits plans séquences, où Iris dialogue avec des Coréens. Des moments que j'imagine semi (voire complètement ?) improvisés. Où la gêne se fait souvent ressentir, ainsi que les différences culturelles (étonnant néanmoins de voir des Coréens faire la bise si facilement !).
Alors oui, pour les acteurs cela a du être très intéressant. Joueur au naturel, sans s'embarrasser d'un scénario, d'une logique de divertissement... voire d'une logique narrative. Car il faut bien avouer que tout cela ne raconte pas grand chose. Entre le vide du récit, et les dialogues répétitifs, c'est un film qui ennuiera la large majorité de ses spectateurs.
D'autant que l'équipe technique réduite se voit à l'écran. Visuellement, c'est très plat, on croirait voir un film numérique fauché du milieu des années 2000.
A mettre entre des mains averties.