Le film illustre plutôt habilement le concept théorique/philosophique de Hannah Arendt de la banalité du mal. C'est également son revers car il n'est pour ainsi dire que illustratif, la ou j'attendais de la part de Glazer d'aller fouiller dans les entrailles du sujet pour le questionner beaucoup plus profondément sur sa rhétorique ainsi que ses fondamentaux idéologiques. C'est dommage, car le casting est vraiment à la hauteur et certains effets de mise en scène/sonores marchent plutôt bien. Et puis que dire de cet anachronisme de la séquence contemporaine dans le musée de Auschwitz, sinon quelle vient défaire assez maladroitement ce que le scénario entend précisément fabriquer: induire une narration historique pour essquisser un geste du présent qui alerterait sur ce qui semble affreusement ressurgir dans notre instantané.