Labyrinthe est un film qui a énormément vieilli, certes, mais je pense qu'il y a plus à lui reprocher que ça.
Le personnage principal me fait vraiment l'effet d'une nana superficielle et matérialiste, pin-up de base, produit bien américain ; ça vient autant du personnage que de l'actrice - on pourrait la remplacer par une Megan Fox que ça n'y changerait rien.
C'est comme si le stéréotype d'une connasse lycéenne "populaire" qui aime les bijoux et les surfeurs militaires se retrouvait dans un conte de fées cocaïné après avoir lu le premier bouquin de sa vie.
Bowie, pour le peu qu'il a à faire, s'en sort pas mal avec son rôle, qui m'a d'ailleurs fait penser au gentleman aux cheveux comme du duvet de chardon de Jonathan Strange & Mr Norrell, avec son excentricité et ses bals masqués oniriques.
Le côté "comédie musicale" et surtout le choix de musiques "modernes" (des 80's, s'entend) pour l'OST enlèvent beaucoup au film de fantasy, qui ressemble plus à une sorte de clip au final.
Une jeune pétasse qui combat un méchant chanteur charismatique, aidée par ses doudous, dans un clip MTV débile, voilà ce que m'inspire ce film qui pue un vieil Hollywood commercial à plein nez.
Toutefois les chansons de Bowie ne sont pas mauvaises, il y a eu visiblement un énorme travail sur les décors et accessoires/marionnettes, et le pitch reste intéressant ; le film en lui-même ne s'oublie pas.
L'ambiguïté mal gérée de la romance entre pedoBowie et cette pupute de Connelly était également une bonne idée à la base.
Une actrice moins starlette, un personnage moins faussement angélique, une réalisation plus sombre et réaliste, une B.O. de type Willow (James Horner) et ce film aurait été très bon.