Une conclusion bien barrée !
Critique de la version "director's cut"
Geum-Ja, une ancienne prisonnière, fomente un plan pour accomplir sa vengeance.
En partant d'un pitch assez commun, Park Chan-wook nous livre ici un film à l'image du reste de cette trilogie (Sympathy for M. Vengeance, Old Boy et donc Sympathy for Lady Vengeance) : violent et "chtarbé" !
Le film débute assez lentement, un peu trop à mon goût, mais petit à petit, on comprend ce qui s'est passé et quel est son but. L'histoire est complètement déconstruite et peu explicite, finalement, comme si Chan-wook ne s'intéressait pas tant à elle qu'a Geum-ja, ses impressions, ses états d'âme. Par exemple (mais c'est peut-être juste moi), je n'ai compris qu'à la fin la façon exacte dont Geum-Ja voulait exécuter son plan. C'est parfois un peu confus mais ça permet de se concentrer et de se plonger dans le film. La scène finale, avec les familles, est particulièrement intense et dérangeante (et quelle classe, la grand-mère !).
Dans cette version du réalisateur, Park Chan-wook a effectué une transition réussie de la couleur au N&B à partir de la moitié du film. Cela donne un vrai cachet au film car ce n'est pas juste un bouton qui a été glissé. Il y a aussi un travail sur les couleurs des vêtements, l'éclairage, les lieux,...
Mais le plus important, c'est l'ambiance étrange qui devient inquiétante et qui vire presqu'au malsain. Plusieurs fois, je n'ai pas pu m'empêcher de penser qu'il faut être un peu fou pour pondre un tel scénario ! Je pense que, pour moi, c'est là une grande part du talent de Park Chan-wook.