Il y a dans Ladybird une force de vérité qui dépasse la caméra de Loach parce qu'il rend à cette situation toute sa complexité humaine et sociale. Loach ne réduit rien. Il délivre la brutalité, :celle que Maggie encaisse, celle qu'elle rend, celle de l'administration, comme celle que subissent ses enfants. Loach ne tranche rien. Il nous immerge dans la réalité. Et elle est terrible quelque soit le côté par laquelle on la regarde. On pense à Welfare, le documentaire de Wiseman... Et on reste scié que ce film parvienne à une telle force de réel.