Laisse-moi entrer par Paul de Senquisse
Les avis sont mitigés sur ce film, mais jusqu'à présent la plus grosse critique que j'ai pu lire c'est : "c'est quand même moins bien que le film suédois d'origine".
Alors certes, c'est un remake, d'un film suédois, donc, lui même tiré d'un roman. N'ayant pas vu son suédois aïeul, c'est donc avec les yeux vierges de toute attente que je me suis rendu dans les salles obscures pour voir ce film.
Pour recadrer mon avis subjectif, j'adore le mythe du vampire, même s'il a le dommageable défaut d'être à la mode en ce moment et donc de générer un nombre incommensurable de bouses infâmes. Les deux derniers que j'ai subi, Twilight et Daybreakers, sont tous deux à classer dans les pires moments cinématographiques de ma vie. "Let Me In" est au contraire une bouffée d'air frais : il reste classique dans son paradigme du mythe, mais la construction est intelligente, le choix des images (et de la musique, fantastique !) est pertinent, et on est loin, très loin de la superproduction Hollywoodienne qui masque ses lacunes scénaristiques par une cascade d'effets spéciaux. Les rares effets du films sont utiles, jamais ostentatoires, et utilisés à bon escient.
Enfin, comment parler de ce film sans parler du talent d'actrice de la pourtant très jeune Chloe Moretz qui m'avait déjà bluffé dans Kick Ass. Il y a des actrices qui ont cinq ou dix ans de plus et n'ont pourtant ni un cinquième, ni même un dixième de son talent (Kristen Stewart n'est pas visée par ce quolibet : j'ai dit des ACTRICES.)
En bref, ce n'est ni le film de l'année, ni le film du siècle, mais c'est un bon film, un très bon film de vampires qui, dans son genre "niche", est à des kilomètres devant ses films concurrents du moment.