Si je te disais que j'étais pas une fille... (it was at this moment , Owen knew...he f*cked up !)
(Note, avant lecture: "Non je n'ai pas regardé Morse et Non, même si c'était le cas, j'aurai sans doute un regard tout aussi subjectif sur ma vision de ce film en tant qu'oeuvre à part entière... mais je regarderai Morse sans faute")
Avant tout, j'aimerai un peu mieux cadrer ce film pour la catégorie dans laquelle il se classe. Il est dit: horreur/ épouvante mais je le considère plus dans un style: drame/romance camouflé dans un horreur/épouvante qui n'est que le décor du film et pas son fond en soit.
Suivant cela, regarder ce film était vraiment une excellente surprise.
Bien évidemment, quand on regarde le casting, je ne vois pas qui aurait pu endosser mieux les rôles principaux que Chloe Grace Moretz dans le rôle d'Abby et Kody Smit-McPhee dans le rôle d'Owen. Les deux jeunes acteurs sont très bons et très justes dans leur interprétation respective.
Pour en revenir à ce que je disais en préambule, ce film se situe plus dans une romance (amitié) impossible entre deux êtres manifestement pas du même monde. Et pour cause, l'un est un gamin ordinaire, seul, aussi bien dans son cadre familial qu'à l'école, passant le clair de son temps à flâner dehors pour attendre tout simplement que vienne demain.... ou que sa voisine passe un moment torride avec son mari.
Tandis que l'autre est une fille peu ordinaire, mystérieusement sombre, se baladant pieds nus et ... avec un penchant notoire pour les casse-tête et le sang ( attendez...)
Alors même si le film aime, à l'envie, nous mettre dans les dents du "Roméo & Juliette" pour bien nous situer la chose, c'est la relation et surtout les scènes que les deux êtres partagent à l'écran et d'ailleurs, là où se porte tout l'intérêt du film. Et, bordel, un film qui parle de romance sans une seule scène graveleuse par rapport aux actes parfois très candide des deux protagonistes vis à vis de la sexualité, et bien, ça fait du bien.
Nonobstant que la raison d'un amour impossible n'est plus une raison ordinaire de classe sociale ou autre, qu'on nous ressors à toutes les sauces, on arrive souvent à s'identifier dans les approches maladroites que chacun a pu expérimenté dans sa jeunesse: s'intéresser à l'autre pour ce qu'il est sans le juger au point de dépasser ses propres goûts, partager des moments de complicités, être presser de revoir l'autre le lendemain, trouver des moyens toujours plus bizarre pour arriver à parler à l'autre quand tout paraît impossible ( ici retranscrit par le morse là où nous le faisions ( ou fait encore) par des petits mots ou sms). Bref, un amour d'enfance très bien retranscrit dans ce cadre décalé puisque la jeune fille est un vampire.
Et c'est ce que j'ai le plus apprécié dans ce film, c'est le contraste entre les joies des amourettes d'enfance et l'horreur de la réalité morbide de sa vraie nature et qui, à mon sens, sont toujours bien dosés du début à la fin ( j'entends par là que la succession des scènes sont , pratiquement toujours, calquées sur l'enchaînement de passage tout rose à tout noir qui se répondent en conséquence pour ne jamais oublier l'un des deux aspects si fort soient-ils)
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