4
le 27 juil. 2025
SuivreChair à canon
Les frères Coen vous manquent et tout est dépeuplé. Personne d'autre ne sait comme eux dépeindre l'Amérique profonde dans son grotesque touchant. Ici, la mécanique se grippe sévèrement en cruauté...
Les seventies, la chaleur de l’Arizona, un diner accolé à une station-service en plein milieu du désert, voici le décor de Last Stop : Yuma County, un environnement à la fois propice au huis clos et qui convoque également un imaginaire allant de Pulp Fiction à The Hitcher.
Le premier film de Francis Galluppi use ainsi d’une recette facile, qui tire sa réussite avant tout de son ambiance rétro et cinéphile. Le spectateur s’y retrouve confortablement, comme les protagonistes sur la banquette en cuir du restaurant. Le long-métrage suit une trajectoire convenue, où se croisent un panel de personnages, allant du téméraire, au lâche en passant par l’opportuniste, dans un long confinement qui promet d’exploser à tout moment. Le huis clos sert son lot de quiproquos et réussit à allier humour pince-sans-rire et suspense, jusqu’à la déflagration tant attendue.
Mais si le long métrage de Galluppi est efficace, il ne surprend jamais vraiment. Trop sage, trop timide, se contentant de marcher dans le pas de ses aînés et de ses références. Last Stop : Yuma County est à l’image de son univers, on s’y arrête comme on y repart, le temps d’une part de tarte et d’un café, de quoi faire le plein entre deux séances de cinéma.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste 2025 débute avec un film de Spike Lee et termine dans un royaume magique
Créée
le 20 août 2025
Critique lue 9 fois
4
le 27 juil. 2025
SuivreLes frères Coen vous manquent et tout est dépeuplé. Personne d'autre ne sait comme eux dépeindre l'Amérique profonde dans son grotesque touchant. Ici, la mécanique se grippe sévèrement en cruauté...
8
le 13 août 2024
SuivreCe premier film a beau ne pas tenir ses belles promesses tout au long des 90mn, il part de haut et se maintient largement au-dessus du lot de toute la production actuelle américaine morveuse,...
8
le 16 avr. 2024
SuivreUn VRP itinérant et apathique vend sans conviction des couteaux de cuisine. Son réservoir quasiment à sec l'oblige à attendre l'arrivée du camion citerne dans un diner qui jouxte au milieu de pas...
8
le 27 août 2025
SuivreOn peut voir en Valeur Sentimentale un miroir à Julie (en 12 chapitres), le film précédent de Joachim trier. Dans celui-ci, Trier ne se concentrait que sur un seul personnage, dont la vie était...
7
le 7 avr. 2022
SuivreSi l’intrigue du Train sifflera trois fois est d’une grande simplicité, le retour imminent en ville d’un bandit souhaitant se venger du shérif qui l’a fait condamner, il réunit les éléments qui...
8
le 3 avr. 2022
Suivre[Cette critique peut contenir du Spoil] Ce qui nous lie s’ouvre sur le regard du héros enfant au travers d’une fenêtre, dévoilant le domaine viticole de son père. Premier plan annonciateur du thème...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème