On assiste à l’ascension du baron von Richthofen et comment il est devenu le Baron Rouge. On y va de son côté un vrai esprit de camaraderie et respect de l’adversaire. A la direction de son escadrille de chasse il se retrouve confronté au canadien Roy Brown n’est pas un gentleman.
Le Baron Rouge est ainsi le dernier représentant de la chevalerie dans la guerre devenue moderne. L’avant dernière scène du film présentant Hermann Goering, nous montre la chute de cette notion de chevalerie. Que la chute de l’honneur n’est pas que dans le camp en face. « La machine à tuer moderne contre le chevalerie du vieux monde ».
Les pilotes ont perdu espoir et ont l’impression que cette guerre ne cessera jamais tant qu’un des deux camps est encore vivant. La fin amplifie ce sentiment en nous montrant que tous les soldats sont remplaçables.
Techniquement le film est également réussi avec des costumes et des avions réussis. Les combats aériens sont filmés en extérieurs en plein vol, plutôt qu’en studio. Les scènes d’avions touchés sont très bien faites et très réalistes.
Les scènes aériennes ont été filmées depuis un hélicoptère, mais aussi avec des caméras fixées sur les avions, notamment face aux pilotes pour filmer les acteurs jouer. Pour information, certains acteurs tels que John Phillip Law (Barbarella), qui incarne ici le Baron Rouge, pilotaient.
Roger Corman (La Petite Boutique des horreurs) quitta le projet sur la fin alors qu’il avait monté le film, suite à un désaccord avec le studio qui voulait redoubler les personnages allemands avec un accent. Le réalisateur fut tellement épuisé de la production qu’il ne réalisa plus de film avant La résurrection de Frankenstein en 1990.
Bien qu’il participa, sans être crédité, aux réalisations des films : Les gladiateurs de l’an 3000 et Les mercenaires de l’espace.