7
2673 critiques
Diamants noirs
Je comprends que les puristes n'adhérent pas forcément, mais perso "Le battant" c'est le ciné de mon enfance à la télé (même si je préférais Bebel), et encore aujourd'hui je prends du plaisir devant...
le 11 oct. 2019
Revoir ce polar très typé années 80 est finalement un réel plaisir, je l'avais vu à sa sortie et peut-être 1 fois à la télé, mais sans trop me creuser la tête ; là j'ai pu l'analyser en détail.
Deux ans après Pour la peau d'un flic, Alain Delon signe sa seconde réalisation, il est maître d'oeuvre sur tous les plans, co-scénariste, producteur et acteur qui déploie son légendaire charisme sans trop en abuser. Il devait à l'époque absolument rattrapper son pote et concurrent au box-office J.P. Belmondo, mais le plus drôle, c'est qu'il lui fait des "emprunts", je m'explique : il engage Marie-Christine Descouard, une belle plante de l'époque qu'on avait vue dans le Professionnel, et d'ailleurs, la photo encadrée que regarde Delon à un moment est tirée de ce film. Autre emprunt important et non des moindres : Michel Beaune dans un rôle secondaire, grand copain de conservatoire et partenaire de multiples films de Belmondo.
Delon s'entoure aussi d'un bon reste de casting avec 2 poids lourds des seconds rôles de polars : François Périer (qui le traquait dans le Samouraï, et qui ici joue une ordure absolue) et Pierre Mondy dans un rôle de flic bonne pâte, sorte de copie parodique de Columbo auquel il est fait allusion. On trouve Andrea Ferreol dans un rôle de vieille garce, Anne Parillaud que Delon avait employée dans Pour la peau d'un flic et dont il prend plaisir ici à détailler l'anatomie. Egalement Gérard Hérold, excellent acteur mort jeune à 54 ans en 1993 qui n'a pu continuer une belle carrière dans laquelle il se spécialisait dans les rôles de crapules élégantes, il avait côtoyé Delon déja dans Mort d'un pourri puis dans Pour la peau d'un flic. Delon donne aussi un petit rôle de voyou à Richard Anconina qui explosera peu après dans Tchao Pantin.
Avec tous ces éléments, plus une bonne partition de Christian Dorisse (avec un thème omniprésent), quelques bonnes scènes d'action, de jolies vues de Paris, des poursuites traditionnelles en bagnole, des coucheries et du nu frontal pour Descouard et Parillaud, ce polar est bien mené et maîtrisé, malgré un scénario peu original mais efficace, je l'avais même préféré à Pour la peau d'un flic. Delon dédie le film à l'un de ses maîtres, René Clément, et il continuera dans cette voie du polar sans risque au cours des 80's, avec Parole de flic en 1985, et Ne réveillez pas un flic qui dort en 1988, films que je pourrai chroniquer prochainement.
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Polars français, Les meilleurs films avec Alain Delon, Les meilleurs films policiers français et FILMS en SALLES
Créée
le 15 juin 2025
Critique lue 173 fois
7
2673 critiques
Je comprends que les puristes n'adhérent pas forcément, mais perso "Le battant" c'est le ciné de mon enfance à la télé (même si je préférais Bebel), et encore aujourd'hui je prends du plaisir devant...
le 11 oct. 2019
5
2284 critiques
Alain Delon présente. Alain Delon a son nom encadré au générique. Alain Delon a réalisé. Co-écrit. Produit. Alain Delon est partout à part dans la scène d'introduction. Il est même en double sur...
le 3 déc. 2023
6
5175 critiques
A la vision de l'affiche où Alain Delon est face à Alain Delon, on peut se demander s'il on a affaire à une histoire de frère/sosie. Comme dans la "Tulipe Noire", ou les futurs polars avec...
le 25 août 2025
5
1826 critiques
Le voila enfin ce dernier Bond de Craig ! Après s'être fait attendre plus d'un an pour cause de covid, sans cesse repoussé, mon attente était énorme, il fallait que cet arc Dan Craig finisse en...
le 12 oct. 2021
10
1826 critiques
Grand fan de westerns, j'aime autant le western US et le western spaghetti de Sergio Leone surtout, et celui-ci me tient particulièrement à coeur. Dernier opus de la trilogie des "dollars", c'est...
le 10 juin 2016
9
1826 critiques
On croyait le péplum enterré et désuet, voici l'éblouissante preuve du contraire avec un Ridley Scott inspiré qui renouvelle un genre ayant eu de beaux jours à Hollywood dans le passé. Il utilise les...
le 5 déc. 2016
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème