À Castle Rock, un mystérieux vieillard nommé Leland Gaunt ouvre une boutique d'antiquités où chaque habitant trouve l'objet de ses rêves à un prix dérisoire. En contrepartie, il exige un modeste paiement et un « petit service » : jouer une farce apparemment inoffensive à un voisin. Mais ces mauvais tours ravivent rapidement les rancœurs et la paranoïa, plongeant toute la ville dans un chaos meurtrier que seul le shérif Alan Pangborn tente d'enrayer.
Une adaptation très efficace qui vaut avant tout pour son face-à-face mémorable entre un Max von Sydow délicieusement pervers en diable manipulateur et un Ed Harris d'une grande sobriété. Le film croque avec malice la cupidité et les faiblesses humaines à travers un engrenage diabolique où le tissu social d'une petite communauté vole en éclats. Même si le format de deux heures doit condenser la foisonnante galerie de personnages du pavé de Stephen King, la mécanique d'escalade dramatique fonctionne à merveille, portée par la partition épique de Patrick Doyle.
Il existe une version longue (extended cut) de plus de trois heures, initialement produite pour la télévision américaine (sur la chaîne TBS). Cette version restaure de nombreuses intrigues secondaires et scènes de personnages coupées lors du montage cinéma de deux heures, se rapprochant ainsi nettement plus de la densité du roman original.