Certains grands films méconnus ont parfois l'air de peu, sont modestes dans leur façon de dérouler le récit. Pourtant cette histoire est comme un uppercut que l'on recevrait en plein estomac.
Comment un modeste employé des pompes funèbres en arrive à devenir bourreau.
Une des plus puissantes interrogations cinématographiques sur la compromission.
L'angle de la comédie n'en est que plus judicieux. Il fait ressortir, par contraste, la violence absolue du propos. Une violence qui n'est jamais voyeurisée, mais toujours induite.
La force des vraies comédies, réside dans cette faculté à provoquer la conscience. Ici, la lâcheté humaine en prend radicalement et définitivement pour son grade.
Si je ne me trompe pas, ce film a eu maille à partir avec la censure franquiste.
Logique.
Merci Monsieur Berlanga.