Scénario inspiré de parcelles du roman. Le principal intérêt du film est son esthétique, le cinémascope technicolor marié à ses splendides décors, la maison anciennement luxueuse, les peintures fanées, sales, les tapis usées poussiéreux; puis les acteurs parfaitement castés pour les personnages. Yul Bruner jeune avec des ch'veux ! étonnement a y voir la grande Françoise Rosay (la Tatie gâteuse de "faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages") en Mamie gâteuse mais tout autant revêche et parlant un Américain parfait sans la moindre touche d'accent Français!
L'ensemble est le classicisme absolu des productions Hollywood années 50; la censure sévère bride les potentielles scènes d'action. Au bout du compte ce sont quelques situations de dialogues du roman très bien interprétées, très bien filmées, ça ne fait pas un chef-d'oeuvre mais offre une agréable balade dans une ambiance Mississippi des années 30.