Les aventures du chevalier François de Tremazenc de Capestang

Un des meilleurs films de cape et d'épée d'André Hunnebelle. "Le Capitan" tourné un an après "le bossu" reprend le tandem magique Jean Marais / Bourvil.
Cette fois-ci, l'histoire est tirée d'un roman de Zévaco et décrit l'accession au pouvoir du tout jeune Louis XIII qui a affaire d'une part à sa mère qui installe son favori, Concini, à la tête de l'Etat et d'autre part à une partie de la noblesse française qui ne veut pas de Concini et veut installer un autre roi (de la branche des Valois)
Bien entendu, le chevalier François de Tremazenc de Capestang (Jean Marais), avec tout son panache, va nous débrouiller toute cette affaire faisant coïncider la petite histoire avec la grande Histoire. On peut s'interroger sur l'efficacité de ce type de film qui fonctionne quand on a 12 ans mais qu'on regarde toujours avec plaisir 50 ans plus tard.
D'abord le personnage de Jean Marais, au-delà du bretteur et de l'aristocrate, est profondément humain, fidèle et brave. Il n'écoute que son cœur. Ces qualités le font (régulièrement) tomber dans les pièges par les gens malveillants qui n'existent que pour l'empêcher d'atteindre son objectif. Pièges desquels il se relèvera (bien entendu) avec forces difficultés mais avec beaucoup de panache.
Ensuite, Jean Marais ne se fait pas doubler au grand désespoir de ses commanditaires. Par exemple, l'ascension de la tour du château de Val au bord du lac de barrage de Bort les Orgues dans le Cantal (château de Clairefont dans le film) en ne s'aidant qu'avec des couteaux est, il parait, authentique et sans filet. Quelle que part, ça impose le respect.
Bourvil, quant à lui, amène la touche de gaîté avec son personnage de benêt pas si naïf mais follement attachant. Dans ce film, il commence par jouer un personnage de foire, un baladin, avant de devenir le valet et ami de Jean Marais. Deux séquences, l'une quand il présente un tour avec son cheval et qu'il pousse la chansonnette "Baladin" , l'autre quand il chante avec Guiseppa (Pierrette Bruno) "pour se parler d'amour", sont des moments de pur bonheur.
Face à eux, les méchants, Concini joué par l'italien Arnoldo Foa avec son accent à couper au couteau et surtout, l'incontournable Guy Delorme en infâme homme de main de Concini.
Parmi les seconds rôles, Marcel Peres, cette fois-ci en aubergiste (sentencieux) ou Préboist en pick-pocket (malchanceux).
Même si la réalisation est plutôt commune, on s'amuse bien et on frémit quelque fois dans le film même quand on sait que tout cela se terminera au mieux.

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le 25 nov. 2020

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JeanG55

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