"Le carnaval des truands" est une co-production européenne typique des années 60, film commercial sans ambition avec son casting international hétérogène, avec à sa tête un réalisateur sans personnalité. La présence flatteuse d'anciennes stars hollywoodiennes, Edward G. Robinson et Janet Leigh, n'y fait malheureusement rien: le film est un florilège de clichés et de complaisances.
Dans un Brésil de carte postale, avec son carnaval et sa samba, le réalisateur Giuliano Montaldo tourne un film supposé de suspense dans lequel un quatuor réuni par Edward G. Robinson prépare un casse audacieux et d'autant plus périlleux que la salle des coffres visée est ultra sophistiquée. Chacun a été engagé pour son talent particulier. Ainsi celui de séducteur -à la française bien sûr- personnage grotesque chargé de faire la cour, à coup de bouquets de fleurs (le savoir-vivre français) à une employée un peu fanée de l'endroit.
Cependant, pour une petite séquence d'un braquage silencieux et à peine crédible -mieux vaut revoir celui de Montand dans "Le cercle rouge"- on doit supporter des personnages transparents, une préparation du casse très prosaïque et un dénouement plus sûrement banal que malicieux. Du cinéma qui a bien mal vieilli.