7
le 20 déc. 2020
SuivreFifty-fifty !
Sept ans après Week-end à Zuydcoote, le cinéaste Henri Verneuil (L'Ennemi public nº 1, I… comme Icare) également producteur & scénariste, retrouve pour la cinquième fois la star nationale...
Voila un film que j'ai vu très jeune, probablement en salles lors d'une reprise d'été vers 1975-76 alors que j'étais en pleine Belmondite aiguë ; en effet, en 1971 à sa sortie, j'étais un peu trop jeune, je l'ai plus apprécié étant ado. Pourtant le scénario écrit par Henri Verneuil n'est pas compliqué, c'est une adaptation très fantaisiste du roman "the Burglar" de David Goodis, dont une adaptation sérieuse par Goodis en personne avait donné le film le Cambrioleur de Paul Wendkos en 1957.
Verneuil transpose le roman à Athènes et transforme l'intrigue qui se réduit à une empoignade entre un flic véreux et un cambrioleur chevronné au sujet du produit d'un casse, en axant son récit entièrement au service de sa vedette.
L'atmosphère sombre et particulière des romans de Goodis a donc disparue au profit de l'aventure policière truffée de séquences d'action, dont une spectaculaire poursuite en voitures dans les rues d'Athènes ; cette séquence qui est le clou du film, permet non seulement à Verneuil de montrer son savoir-faire technique, mais aussi de rivaliser amplement avec les scènes de poursuites des polars américains, il faut dire qu'elle est plutôt longue (près de 20 mn), qu'elle en met plein la vue, et aussi qu'elle se termine par une pirouette belmondienne face à Omar Sharif :
- Vous savez qu'il y a une limitation de vitesse dans cette ville ?
- Désolé, j'suis étranger, je sais pas lire dans vot'langue !
C'est le genre de film très commercial qui énerve les critiques genre Télérama ou le Nouvel Obs, car ils le jugent creux et sans saveur, mais moi je ne suis évidemment pas de cet avis, j'aime ce polar pour son rythme effréné, la mise en scène musclée de Verneuil, les cabrioles et les répliques de Belmondo, un scénario simple et sans prise de tête, bref c'est le film divertissant dont j'ai besoin quand je suis morose.
Acteur international et polyglotte, Omar Sharif dans le rôle du flic véreux, fait découvrir la cuisine grecque à Bébel et lui tient la dragée haute dans une succession de cascades, de scènes tendues (dans le dépôt de jouets) et de répliques ironiques, le reste du casting composé de Robert Hossein, Renato Salvatori, Nicole Calfan et l'Américaine Dyan Cannon, est à la hauteur, et le maestro Morricone compose encore un thème dont il a le secret. Un bon Verneuil, légèrement inférieur à Peur sur la ville qu'il tournera 4 ans plus tard avec encore Belmondo, mais très efficace et drôle.
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Moteurs !, Les meilleurs films des années 1970, Polars français, Les meilleurs films d'Henri Verneuil et Les films avec les meilleures scènes de bagarre
Créée
le 18 juin 2018
Critique lue 1.6K fois
7
le 20 déc. 2020
SuivreSept ans après Week-end à Zuydcoote, le cinéaste Henri Verneuil (L'Ennemi public nº 1, I… comme Icare) également producteur & scénariste, retrouve pour la cinquième fois la star nationale...
8
le 27 avr. 2021
SuivreVerneuil signe là, en 1971, un bon polar bien mouvementé. En filtrant les films policiers de sa filmographie, "Le casse" se situe après "mélodie en sous-sol" et "le clan des siciliens" et avant "Peur...
8
le 15 août 2015
SuivreSi le casse en question donne lieu à une scène d'ouverture ayant un peu vieilli, il n'en est pas de même pour la suite. Ce film d'action comporte 2 grandes séquences : la magnifique course-poursuite...
10
le 6 avr. 2018
SuivreLes premiers westerns de Sergio Leone furent accueillis avec dédain par la critique, qualifiés de "spaghetti" par les Américains, et le pire c'est qu'ils se révélèrent des triomphes commerciaux...
10
le 10 juin 2016
SuivreGrand fan de westerns, j'aime autant le western US et le western spaghetti de Sergio Leone surtout, et celui-ci me tient particulièrement à coeur. Dernier opus de la trilogie des "dollars", c'est...
9
le 5 déc. 2016
SuivreOn croyait le péplum enterré et désuet, voici l'éblouissante preuve du contraire avec un Ridley Scott inspiré qui renouvelle un genre ayant eu de beaux jours à Hollywood dans le passé. Il utilise les...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème