Sorti en 1990, la même année que la gloire de mon père (à trois mois d'intervalle pour être précis), le château de ma mère est l'unique adaptation du roman éponyme de Marcel Pagnol.
Il retrace les souvenirs d'enfance de l'auteur, de son certificat d’études et des premières angoisses des examens, en passant par ses deux premiers amours, humain tout d'abord et celui toujours plus grandissant de la Provence et de ses collines.
Si mon affection pour ce film est globalement la même que pour la première partie, je lui trouve étrangement beaucoup plus facilement des défauts. La technique est toujours aussi bonne, mais le scénario est peut être un peu trop mélancolique pour moi. Je lui reprocherai d'ailleurs particulièrement sa fin qui passe sous silence des aspects de la vie de Pagnol qu'il serait bon d'aborder une bonne fois pour toute (Les adaptations de 2006 si prêtant mieux, j'aborderais le sujet dans leurs critiques).
Au niveau du casting, on regrettera le jeu de Julie Timmerman qui est clairement en dessous des autres ; heureusement le reste du casting est excellent et fera facilement oublier cette prestation décevante.
Je garde tout de même une affection particulière pour ce film, comme pour sa genèse, qui m'auront tous les deux marqué dans de nombreux domaines.
Une belle réussite, une adaptation correcte et pour finir un bon moment de cinéma.