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Critique de Le Chemin du bonheur par JonhkebabVK
L’histoire à des atouts mais sa réalisation vieillotte n’arrive pas à les exploiter à bonescient et s’enlise…
le 19 févr. 2026
Saül Birnbaum, acteur principal du film de Nicolas Steil est interprété par le délicat comédien franco-libanais arménien, Simon Abkarian, qui ne cesse de réjouir nos papilles de cinéphile. Saül est celui qui depuis son enfance cherche Le chemin du bonheur, ce bonheur qui nous est si précieux : le bonheur en amitié, le bonheur en amour, le bonheur dans la vie quotidienne et professionnelle.
Enfant juif autrichien, Saül a échappé aux nazis grâce au Kindertransport (transfert d'enfants juifs d'Allemagne, d'Autriche et de Tchécoslovaquie par des organisations humanitaires britanniques à partir de 1938) qui lui a permis de quitter Vienne pour être accueilli à Bruxelles. Adulte, il devient propriétaire d'une brasserie à thème Le New Manhattan dédié au 7ème art. Se côtoient dans la salle de la brasserie tous les amoureux du cinéma qui, entre deux bières, un Strudel, un Käskucher et d'autres Delicatessen de la gastronomie judéo-ashkénaze-germanique, participent aux quizz sur le cinéma que Saül anime tout en assurant un joyeux service en salle.
Simon Abkarian, plutôt le Saül devenu adulte, me fait penser à un homme qui n'est pas de fiction. Il me fait penser à Boris Cyrulnik, à son parcours, à sa force et à son extraordinaire lucidité et à ce qu'il partage régulièrement avec nous dans tous ses écrits. C'est cette « force qui va » qui transcende tout le film, qu'il s'agisse de son amour naissant pour Hannah, la mystérieuse projectionniste du cinéma voisin et de son secret perceptible, qu'il s'agisse de son engagement dans le projet de film sur la Shoah d'un ami, fils de réfugiée politique chilienne ou encore de l'évocation de ses souvenirs d'enfant caché et protégé avec amour.
Le chemin du bonheur aurait sans doute profité de bien des approfondissements et d'élargissements, mais il n'en reste pas moins un film qui est plus qu'un divertissement plaisant, optimiste et délicat. La forte présence de Simon Abkarian, sans oublier celle de Michel Vuillermoz en scénariste déjanté, lui donne cette douceur grave que lui seul sait insuffler souvent.
Créée
le 22 juin 2022
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