Premier opus à rendre compte du désordre totalitaire de Ceausescu et de la survie, ou quand l'humour macabre peine à jouer son rôle de bouclier.
Ce film nominé à Cannes en 1992 a été ignoré par les media sans doute vexés d'avoir trop et surtout mal couvert les évènements de Noël 1989. Sorti à Paris à la rentrée 92, il a connu à juste titre un grand succès. Les films de Pintilie sont une bonne introduction au jeune cinéma roumain (Mungiu, Mitulescu, et puis Mihaileanu) qui continue un travail de mémoire et de deuil sur des modes qui nous dérangent toujours un peu ici, la tradition du blasphème carnavalesque.