Il s'agit plutôt d'un film à part dans la belle œuvre de Claude Chabrol. Ce dernier adapte avec Daniel Boulanger le célèbre roman éponyme de Pierre Jakez-Hélias et offre une peinture de la Bretagne rurale du début du 20ème siècle, en particulier du pays bigouden : religion, misère, travail, corvées. Une belle reconstitution de l'époque, et des traditions d'alors, tellement appliquée qu'elle phagocyte l'intrigue et la narration. D'une facture presque propre au documentaire, on a vraiment l'impression de se promener dans un musée à ciel ouvert, sans flamme, ni vie. Il vaut mieux se replonger dans le roman originel plutôt que devant ce film ennuyeux.