Première adaptation en couleur du classique de Sir Arthur Conan Doyle, The Hound of the Baskervilles devait marquer le début d'une série de transpositions par la Hammer, avant que le studio ne fasse finalement machine arrière afin de privilégier des récits d'aventure et surtout d'horreur.
Réalisé en 1958 par l'inévitable Terence Fisher, The Hound of the Baskervilles bénéficie immédiatement du soin apporté à la direction artistique, magnifiée qui plus est par la couleur et la superbe photographie signée Jack Asher. Le roman original trouve ici un cadre somptueux, à la fois classieux, mystérieux et angoissant, ce qui en fait à n'en point douter une des plus grandes réussites du studio britannique.
Utilisant son casting avec une grande pertinence, qu'il s'agisse de Peter Cushing en fin limier ou de l'immense Christopher Lee en... victime, Terence Fisher va droit au but, parvient à recréer une ambiance pesante, le film restant d'ailleurs subversif à plus d'un titre, notamment dans sa description d'une aristocratie se repaissant des classes les plus modestes.
Formellement à tomber et parfaitement rythmé (la courte durée aide beaucoup), The Hound of the Baskervilles reste à mes yeux un classique inébranlable du cinéma d'"épouvante", misant tout sur sa distribution, son ambiance et son histoire plutôt que d'en mettre plein la vue au spectateur.