Le Cobaye
5.3
Le Cobaye

Film de Brett Leonard (1992)

Alternant CGI surannés et 3D abjectes, une vraie perte de temps

Le Cobaye (1992) accuse lourdement le poids des années, avec cette sombre histoire d’expériences scientifiques mêlant des drogues psychoactives et la réalité-virtuelle, dans le but d’améliorer les performances cognitives des êtres humains. Facilement prévisible, on devine aisément que le cobaye (ici incarné par un simple d’esprit), après avoir développé des pouvoirs parapsychologiques, deviendra un criminel cybernétique qu’il faudra empêcher de nuire.


On a l’impression de voir un (très mauvais) épisode de la série télévisée "Au-delà du réel, l'aventure continue", avec cette même absence de budget et un scénario bêtement alambiqué. Brett Leonard réalise ici une libre adaptation du roman "La Pastorale" de Stephen King et "Des fleurs pour Algernon" de Daniel Keyes, les producteurs se sont même permis de créditer dans le générique et sur l’affiche le nom de Stephen King, ce qui n’a pas plus à l’écrivain, ne reconnaissant nullement son œuvre littéraire, préférant les assigner en justice que de voir son nom apposé sur une œuvre aussi craignos.


Bien évidemment, vous l’aurez deviné, le plus gros souci majeur du film réside dans ses ignobles séquences futuristes censées représenter la réalité-virtuelle. Alternant CGI surannés et 3D abjectes réalisées par Angel Studios (qui depuis a été racheté par une société interactive, pour devenir par la suite, le célèbre Rockstar San Diego).


A l’image des nanars Virtual Combat (1995) d'Andrew Stevens & Virtual Kickboxing (1995), de Zale Dalen avec Billy Blanks, la représentation de la VR s’avère piteuse et complètement dépassée dès sa création. Pourtant bon nombre de films Sci-Fi sortis dans les années 80 & 90 sont encore dans l’air du temps, il est bluffant de constater à quel point ce film peut paraître daté.


Une sacrée perte de temps, entre les effets moisis et un tandem (Pierce Brosnan & Jeff Fahey) qui fait mumuse sur un simulateur d'entraînement multiaxes avec casques VR, tout en surjouant à outrance… Encore plus incompréhensible, constater qu’une suite ait pu voir le jour, avec Le Cobaye 2 : Cyberspace (1996).


http://bit.ly/CinephileNostalGeekhttp://twitter.com/B_Renger

Créée

le 2 janv. 2021

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RENGER

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