Cette nouvelle adaptation de Robert Vernay après celle qu'il ait coréalisé onze ans plus tôt avec Feruccio Cerio (et que je n'ai pas vu - mais je n'en suis pas si sur-) , et celle qui m'a le plus marqué . Elle n'est probablement pas la plus fidèle à l'adaptation , mais elle regorge une méchanceté des uns et à l’innocence très pure des autres que je n'avais encore jamais comparé aux autres adaptations dont j'ai pu assister . Et puis il y a cette fougue , ce panache que Jean Marais apporte à ce personnage ... J'ai surtout été happé par ce personnage ou il incarne un moine croisant sur son chemin (non par hasard)celle de Caderousse (Daniel Ivernel) . Mais ce que j'aime surtout c'est l'aspect théâtral social de l'intrigue . La 2ème époque -La vengeance est magistral ... La déchéance de Morcerf à la chambre des pairs et celle de Villefort lors du procès de Andrea Cavalcanti sont un must . Après , on pourra toujours faire le reproche à Vernay d'avoir simplifier le roman (le personnage du baron Danglars -aux "oubliettes" si j'ose dire- d'où aussi l'origine du titre de ma critique qui est devenu banquier au retour de Dantes dans le roman de Dumas) , ou encore ce que Marais fait de son personnage semble identique ... Certains iront mêmes jusqu'à déclarer (la critique , donc) qu'il n'arrive pas à masquer la mièvrerie de l’ensemble et la faiblesse des autres interprètes. François Truffaut , fait partie de ces jurés là (et il n'y est pas allé de main morte avec Vernay dans un de ses articles dans "ARTS" , du temps ou il fut critique ) ... Dans la nouvelle de Dumas , Dantes est décrit au départ comme un jeune homme simple et naïf et que les épreuves le transforment en vengeur tourmenté , mystérieux , manipulateur et mégalomane (limite misanthrope mais il n'en est rien) . Mais pour moi ce film m'a totalement emballé par cette intrigue mélodramatique et de manière magistrale.