Les adaptations d’un roman dit classique est généralement décevante. J’ai l’impression que cela tient au fait que chacun s’est fait des images des personnages et du récit. L’attente de les retrouver à l’écran est toujours illusoire et frustrante. J’ai lu ce roman dans ma jeunesse et j’ai gardé le souvenir d’un homme usant de sa fortune pour se venger.
L’histoire est totalement rocambolesque, car écrite sous la forme d’un feuilleton dont la parution a duré pendant deux ans et demi. Il fallait donc maintenir un suspense à la fin de chaque épisode comme dans les séries actuelles.
Cette adaptation traine en longueur surtout la deuxième et la troisième partie. Je découvre, certainement parce que l’ai oublié, que le comte de Monte-Cristo achète non seulement des propriétés, mais aussi des gens en exerçant un chantage. Il faut dire que ses ennemis étaient des crapules comme tant d’autres à l’époque de la Restauration.
Ce qui me gêne le plus c’est le jeu de John Gilbert dans le rôle de d’Edmond Dantès. On dirait qu’il a avalé un manche à balai tant il est raide. La musique extradiégétique, ajoutée après coup, est si détestable que j’ai préféré couper le son.
Lire : Alexandre DUMAS, Le comte de Monte-Cristo, 1844-1846 [Partage en ligne].