Bon sang ne saurait mentir. Frédéric Schoendoerffer, fils de Pierre, ne fait certes pas le même cinéma que celui de son père mais il s'est justement taillé une réputation d'habile faiseur de thrillers et de polars. Avec Le convoi, l'univers du Go fast lui offrait la possibilité de se renouveler et de nous clouer à notre fauteuil. Las, c'est plutôt l'ennui qui prédomine dans ce film qui semble calibré pour le film du dimanche soir du dimanche soir. Pauvre en dialogues, bien que bavard, inexistant sur le plan psychologique, guère passionnant en termes d'intrigue, banal dans son déroulement jusqu'au final très plat, redondant dans son action. Magimel, plutôt cool, ne semble pas inquiet plus que cela par la tournure des événements. Nous non plus à vrai dire. Entre deux fusillades et trois coups de fil, Le convoi file au ras du bitume sans provoquer le moindre émoi ou emballement cardiaque. Désespérément anodin, de bout en bout.