Après les succès de "Double assassinat dans la rue Morgue" et "Le chat noir", Universal poursuit dans la même veine. On rassemble donc, à nouveau, le théâtral Bela Lugosi et le plus sobre Boris Karloff et on adapte Edgar Allan Poe (on s'éloigne beaucoup de la prose initiale). Derrière la caméra, on trouve Louis Friedlander alias Lew Landers, un spécialiste oublié de la série B. L'intrigue met en scène un professeur, amateur de Poe, rassemblant des objets de torture dans sa cave et qui défigure sciemment le visage d'un criminel pour qu'il le venge d'une femme qui l'a repoussé. Certes, l'histoire se révèle un brin abracadabrante, assez pauvrement mise en scène et dénuée de suspense. La découverte de la figure monstrueuse donne toutefois lieu à une séquence marquante. Trouvailles amusantes : la chambre ascenseur ou la pièce qui rétrécit.