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le 31 août 2020
SuivreUn homme d'influence
C'était peut-être indiqué dans le générique de début, je ne sais pas, je ne suis pas toujours attentif à cet instant... en tous cas, tout le long du film cette histoire me faisait penser à "The turn...
Marlon Brando était décidément bien occupé en cette année 1972, année où sortait au cinéma trois films de premier plan pour lui : "Le Parrain" de Coppola, "Le Dernier Tango à Paris" de Bertolucci, et donc "The Nightcomers" aka "Le Corrupteur". Chose étonnante, il s'agit d'une variation sur le thème introduit dans le roman fantastique "Le Tour d'écrou", et plus précisément une histoire pouvant être qualifiée de préquelle vis-à-vis du classique de film de fantômes de Jack Clayton, "Les Innocents" (1962), qui de son côté adaptait de manière plus littérale le récit de Henry James. L'idée de Michael Winner : observer l'environnement des enfants Flora et Miles avant qu'ils ne soient sous la surveillance de Miss Giddens, à l'époque où le domestique Peter Quint et la gouvernante Miss Jessel de la trame classique étaient encore en vie.
Fatalement, mettre Michael Winner le (futur) réalisateur de films d'action bourrin comme les "Death Wish" ou encore "The Mechanic", mettant en vedette Charles Bronson à 200% de testostérone, aux commandes d'un film dramatique à forte composante psychologique, ça ne sent pas l'excellente idée... Un chien dans un jeu de quilles. Malgré tout, tout n'est pas à jeter dans "Le Corrupteur", et notamment au niveau du contraste que le film parvient à élaborer entre cette campagne anglaise 70s presque idyllique et le climat oppressant et anxiogène qui enserre peu à peu les enfants, sous l'influence de ce personnage énigmatique incarné par Brando, père de substitution montré comme un éducateur apparemment bienveillant dans un premier temps. Une histoire de corruption lente des enfants, annoncée par le titre français, qui évolue en parallèle des rapports sexuels du duo adulte montrés dans leur dynamique sadomasochiste grandissante.
Michael Winner ne semble pas très à l'aise dans la captation de l'emprise grandissante du domestique irlandais, dont l'autorité se fait de plus en plus forte sur l'ensemble des personnes suite à la mort des parents. Il y parvient initialement du moins, tant que le film se concentre sur une ambiance de malaise généralisé. Mais dès lors qu'il s'agit de conclure, on sent que Winner perd un peu pied et s'engage dans des péripéties horrifiques de manière trop brusque, trop frontale. Le récit d'apprentissage déviant cherche le choc en montrant une dérive monumentale dans le comportement des enfants, le long d'un schéma d'oppositions un peu trop binaires. Résultat : on flirte parfois avec le ridicule.
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Créée
le 25 sept. 2025
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le 31 août 2020
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