Le Coucou, c'est le surnom d'un braqueur de banques en fuite qui prend en otage chez elle la famille de Léon, coiffeur français installé à Rome, lequel profite de la situation pour s'émanciper et affirmer son autorité sur sa famille.
Qu'est donc allé faire Michel Serrault dans cette comédie vulgaire et laide à laquelle, par ailleurs, la participation de Michel Audiard n'est d'aucun secours (on ne reconnait absolument pas son style)?
La relation bientôt complice entre Léon et le gangster, plus bête que méchant, et ses démêlés avec les horribles mégères qui composent sa famille, procèdent d'un esprit comique grossier, à la limite du supportable. Le tout filmé n'importe comment par le dénommé Francesco Massaro. On est ici dans la série Z italienne jusqu'au cou.
Michel Serrault a beau s'exercer épisodiquement, suivant une idée du scénario, à son rôle de "folle" -l'a-t-on engagé juste pour cela?- déjà éprouvé dans "La cage aux folles", il ne parvient pas à sauver cette sinistre farce. Ce n'est pas tant le sujet, d'ailleurs, qui est mauvais que le traitement qu'en font les scénaristes.