Grand Prix de France. Bon, bon, bon... Je n'ai pas visionné tous les courts-métrages en compétition mais si celui-ci est considéré comme le meilleur espoir du cinéma français c'est franchement inquiétant. Puisse l'avenir nous être clément ! Il n'y a pas énormément de choses à dire ou bien à analyser tant le contenu proposé est caractérisé par le vide.
Ici, le réalisateur - excusez-moi le terme - a fait le choix de la facilité en optant pour un format emprunté à la publicité, directement inspiré des campagnes de prévention routière qui arborent toujours un slogan accrocheur sur le moment mais définitivement dépourvu de réelle signification. C'est à peu près tout ce que nous avons à nous mettre sous la dent. Une séquence de 20 secondes ultra découpée et montée n'importe comment sans aucune vision ni maîtrise du cadre, suivie par un petit sermon moralisateur en tant que slogan dans un texte blanc sur fond noir de chez Movie Maker.
Un banal sermon. Un de ceux qui vous disent que vous agissez mal et que vous devriez avoir honte pour cela mais qui ne vous expliquent ni pourquoi vous devriez agir autrement ni même comment. C'est un peu ce qui est reproché au discours de Greta Thunberg, d'être tombé dans la morale d'esclave sans apporter une texture argumentative ou informative quelconque : se plaindre gratuitement sans rien proposer, dire que les méchants sont méchants et agissent méchamment mais ne jamais essayer d'apporter une solution ou même une piste à suivre. C'est un peu ce que nous avons sous les yeux, un court-métrage mal réalisé, laid dans sa forme, vain dans son fond, sans contenu, sans impact, sans intérêt.
30 secondes au total qui n'auront servies à rien finalement. Même le temps imparti par le festival n'aura été exploité qu'à moitié. Belle ironie du sort, le métrage se termine par cette phrase : « l'action commence par l'information »... haha la bonne blague. Peut-être aurait-il dû commencer par s'informer sur les méthodes techniques pour faire du cinéma ? Qui sait ?