Entre deux films de la série de la femme scorpion, un Antonioni ça dépayse ... je ne l'avais pas revu depuis les années 80 et j'en gardais un souvenir lointain mitigé. Je n'avais sans doute rien compris et j'étais resté insensible à la beauté de ce film.
Une magnifique photo sans contraste et tout en gris de Gianni de Venanzo ("L'Eclipse", "Huit et demi" pas la peine d'en rajouter ...) et une fort belle musique de Giovanni Fusco illustrent cette errance psychologique d'un homme qui aime encore. C'est Steve Cochran complètement perdu dans les brumes de la plaine du Pô.
Antonioni signe là son premier véritable spleen sur pellicule et c'est une réussite complète.
Bouleversant.