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Hitch parade
L'idée du Crime du 3ᵉ étage n'est évidemment pas de proposer un remake fidèle en tout point de Fenêtre sur cour, mais de jouer avec nombre de ses situations et de reconfigurer ses deux personnages à...
le 11 mars 2026
Le Crime du troisième étage pourrait être considéré comme une adaptation moderne du chef-d'œuvre d'Alfred Hitchcock, Fenêtre sur cour. En effet, il en partage de nombreux codes, du voyeurisme domestique à la paranoïa urbaine.
Colette, professeure de cinéma (Laetitia Casta), et François (Gilles Lellouche), écrivain de romans historico-policiers, font la rencontre de Yann (Guillaume Gallienne), leur nouveau voisin. Ce dernier invite tout l’immeuble à le voir jouer dans Hamlet, dont il tient le rôle-titre. Cet homme énigmatique inspire immédiatement une certaine méfiance par son comportement singulier. Le malaise s’accentue lorsque Colette, depuis sa fenêtre qui offre une vue plongeante sur l'appartement d'en face, surprend le voisin en pleine dispute conjugale. Elle le voit frapper sa femme avec une sculpture en forme de chat. Convaincue d'avoir assisté à un meurtre, elle craint d'avoir été repérée, ses jumelles à la main.
Dès lors, un jeu de dupes s'installe. Chaque rencontre devient un sommet de tension où l'on cherche à deviner ce que l'autre sait ou feint d'ignorer. Le spectateur oscille : l’imagination débordante de ce couple — porté par un duo Lellouche-Casta formidable de complicité — leur joue-t-elle des tours ? S'agit-il d'une simple affabulation, notamment lorsqu'ils s'imaginent que le voisin utilise sa maîtresse, affublée d'une perruque, pour remplacer son épouse ? Un détail renforce leur certitude : la femme de Yann étant sourde de naissance, la « remplaçante » semble bien mal maîtriser la langue des signes. Dans ce récit où le réel percute la fiction, le duo trop curieux risque gros en cherchant la vérité coûte que coûte.
Le film est efficace : la tension hitchcockienne est bien menée et le rythme soutenu empêche l'ennui. Si la plastique de Laetitia Casta et l'humour de Gilles Lellouche séduisent, c'est surtout la direction d'acteurs qui porte l'ensemble. Seul le dénouement, un peu artificiel, fait descendre ma note de 8 à 7. Ce long-métrage de Rémi Bezançon (Le Mystère Henri Pick) reste une œuvre fraîche et vivante. Sans être un chef-d'œuvre, c'est un divertissement solide et très plaisant.
Créée
le 11 mars 2026
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