On y parle en effet d'un amour fou et partagée entre une anglaise bien née et un indien , qui sera détruit par la violence de la guerre entre les Anglais et les Français, et surtout les désirs contrariés de deux autres hommes, Le premier, le major Heywood, trahira son camps par dépit, le second, Magua, détruira le couple plutôt que de s'avouer vaincu.
On y a ensuite une scène de massacres des civils Anglais par les Hurons rendu fous par l'alcool d'une rare violence. Bien sur c'est suggéré, on n'atteint pas la violence visuelle de Soldat bleu, mais on ne retrouvera plus cette puissance d'évocation avant l'avènement des westerns italiens.
Réalisé par Maurice Tourneur, le père de Jacques, les dernières minutes du film sont d'une rare beauté visuelle, et ont certainement inspiré la propre version de Michael Mann.
A noter toutefois, que dans mes souvenirs, le film diffère du roman par bien des aspects. Le pisteur blanc Bas-de-cuir, renommé ici Oeil-de-faucon, n'a pas le beau rôle. L'emphase est vraiment mis sur Uncas, le dernier des Mohicans, et son rôle tragique. Mais est-ce vraiment un mal ?