C‘est plus un mélodrame et un film familial qu’un western, malgré les décors et le contexte, la post guerre de sécession.
Chandler, un sudiste démobilisé et taiseux joué par Alan Ladd, est dans une quête itinérante pour trouver un medecin qui guérirait son fils, joué par David Ladd, devenu muet après un choc psychologique survenu dans la maison familiale quand elle fut brulée, avec sa mere, par les nordistes.
Chandler se heurte à une famille malhonnête d’éleveurs de moutons. Le pere manchot est joué par Dean Jagger, jamais meilleur que dans un rôle de méchant, ce qui est rare pour lui, et l’un de ses deux fils est joué par Harry Dean Stanton, dans un de ses tout premiers films (pour une carriere qui en comptera 205).
Il se retrouve allié à une fermière jouée par Olivia de Havilland, qui a maintenant la quarantaine. (Nous sommes 20 ans apres sa Lady Marianne du Robin des Bois de Michael Curtiz, de 1938).
Cadrage, lumiere et montage sont excellents et presque toutes les séquences sont picturalement tres belles.
Malgré deux bagarres aux poings, une du heros avec un des fils de l’éleveur, et l’autre de son fils, le petit David, avec des garnements, malgré un gunfight final où le heros est encerclé dans une grange et malgré les deux morts (le pere et un des fils dévoyé) suite à un échange de coups de fusil, le film est, comme western, peu convaincant.
On a vu de bien meilleurs westerns du grand Michael Curtiz, comme Dodge City (Les Conquérants), avec Errol Flynn, en 1939, Le Bourreau du Nevada avec Robert Taylor et en N et B en 1959, et Les Comancheros avec John Wayne en 1961.