Samson, un ado associable, tue sa petite amie, abandonne son cadavre nue sur la rive d’un fleuve et va s’en vanter auprès de ses amis du lycée. Ces derniers, sous l’emprise de stupéfiants et d’alcool, décident de protéger leur ami et instaurent une loi du silence…
En réalisant son film, Tim Hunter s’est inspirée d’une histoire vraie, celle du meurtre de Marcy Renee Conrad qui, à l’âge de 14 ans, a été retrouvée dans un ravin violée et étranglée. Comme dans le film, les adolescents du coin garderont sous silence ce meurtre commis par l’un d’entre eux, avant que la police ne découvre le pot aux roses.
Le Fleuve de la mort (1987) est un teen-movie particulièrement nihiliste et désenchanté qui se déroule dans un bled morose et sans avenir. Une jeunesse en quête de repères, en plein désespoir et en pleine transition vers l’âge adulte. Le meurtre de cette adolescente laisse l’ensemble des ados complètement indifférents, on comprend rapidement que, vu le milieu dans lequel ils évoluent, ce meurtre est un non-événement. Leur environnement est malsain, les parents sont démissionnaires et seule la police semble avoir un effet dissuasif sur eux.
Le cadre est posé, on ressent un certain mal-être chez ces jeunes où la drogue, l’alcool et les armes à feu semblent être accessibles auprès de tous. Côté mise en scène cependant, on peine à comprendre où veut en venir le réalisateur, certaines situations paraissent incongrues, certaines décisions prises par les protagonistes semblent absurdes (Dennis Hopper), sans parler du surjeu de certains des comédiens (Crispin Glover) qui laissent dubitatif. Signalons néanmoins, l’excellente interprétation de Keanu Reeves (22 ans) qui parvient avec beaucoup de retenue, à camper ce jeune homme tourmenté.
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« Moi, j’ai une philosophie : tu fais ta crotte, tu te torches, tu meurs les mains propres. »
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