C'est le genre de film où on s'attend à se pisser aux culottes en voyant les facéties burlesques et irrévérencieuses d'Eddie Murphy qui enchaînait un succès planétaire juste après 48 heures. Il est sûr que cette comédie policière menée tambour battant a beaucoup fait pour sa réputation, elle le consacra définitivement et confirma son talent comique, même si elle l'enferma un peu dans ce rôle collant d'Axel Foley, le flic cool à l'audace insolente et au rire de hyène inimitable (qui deviendra sa carte de visite). Pourtant le scénario est assez conventionnel, mais le Murphy au culot gentiment frondeur, champion de l'impro, ne peut laisser indifférent ; tout le film repose sur lui, tout est écrit pour le laisser le plus possible s'exprimer, aussi les scènes drôles sont légion : Axel qui glisse des bananes dans les pots d'échappement, Axel au club sélect de Victor Maitland, Axel au dépôt de l'aéroport, Axel à la réception de l'hôtel... mais la plus désopilante pour moi est celle avec Bronson Pinchot (Seeerge) à la galerie d'art.
On retrouve l'excellent Steven Berkoff en méchant classe Victor Maitland, et la jolie Lisa Eilbacher, une actrice adorable qu'on a peu revue ensuite, sans oublier Ronny Cox (rôle de Bogomil), chef du duo de flics Rosewood et Taggart, trop respectueux des codes, incarnés par Judge Reinhold et John Ashton qui sont de savoureux faire-valoirs pour Murphy.
Parmi les scènes d'action, c'est la partie introductive qu'il faut surtout retenir avec le gros camion de clopes qui défonce tout, une très bonne scène bien réglée. Le petit plus, c'est la BO ; tout le film est scandé par le thème "Axel F." au ton techno-pop typique des années 80, reconnaissable entre mille pour typer ce film, auquel s'ajoutent de bonnes chansons de Glenn Frey, Patti La Belle ou les Pointer Sisters...
On est donc face à un pur concentré de polar tonique et drôle dont on ressort léger et content d'avoir passé 1h45 de petites joies, et qui se révèle aussi bon en VO qu'en VF grâce à la voix française de Murphy, Med Hondo qui arrive à communiquer autant de folie au personnage (il est d'ailleurs sa voix attitrée). A consommer sans modération !

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le 27 déc. 2016

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Ugly

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