Plus sérieux qu'à l'accoutumée
En 1997, Eddie Murphy fait encore des films R-Rated pour son fidèle public qui l’a suivi depuis sa première apparition au cinéma dans le très bon 48 Heures de Walter Hill.
Metro, premier du yes man très doué Thomas Carter, renoue avec les premières amours d’Eddie Murphy et au contraire du Professeur Foldingue, le film précédent, est un thriller pas forcément comique, mais léger dû à la présence d’Eddie Murphy. C’est d’ailleurs là qu’on trouve la limite du film : on est en présence d’un film avec Eddie Murphy et non pas sur un Eddie Murphy vehicle, cependant personne d’autre n’aurait pu jouer Scott Roper avec autant de classe. Le film est donc totalement dépendant de sa star, plutôt exceptionnelle encore une fois, tout en sachant rester sobre dans la partie polar. Le film est d’ailleurs plutôt spectaculaire, tout en ménageant ses effets, avec un climax très réussi, avec l’excellent Michael Wincott en méchant imperturbable et Michael Rapaport dans ce qui est sa meilleure utilisation : l’ami un peu hébété du héros. On y retrouve aussi la charmante Carmen Ejogo. Le film ouvre beaucoup trop de portes et ne les ferme pas toutes à la fin (la love story est quand même sacrément étrange), mais son enquête est assez prenante, bien ficelée et bien mise en scène pour promettre au spectateur deux heures de divertissement plutôt bien remplies.
On trouve même le R’n’B usuel en toute fin de film et le plan d’ensemble sur les lieux du climax pour le générique de fin : un vrai film des années 90’s, une sorte de fin d’une époque. Un bon divertissement.