Ce film est soutenu par la National Rifle Association.
Décidément les studios de Hollywood sont obsédés par les colonies occidentales en Asie. La Malaisie, colonie de l'Empire britannique, sert de cadre de cette histoire d’une femme jugée comme scandaleuse. Chanteuse de cabaret, menacée d'expulsion, elle se marie avec un homme qu’elle déteste et le trompe ouvertement avec un autre. Ce scénario paraît sulfureux sur le papier, mais la réalisation reste dans les rails de la période pré-code.
Je remarque que les principaux joueurs de tambour malais sont des blancs grimés [22’47]. Les aborigènes sont naturellement considérés comme des “barbares” [23’23] coupeurs de têtes [35’08].
La photographie de Harry Fischbeck ne compense pas l’artificialité des situations et du jeu des acteurs. Charles Laughton, qui a le mauvais rôle, est le plus crédible. Percy Kilbride, qui a le rôle le plus sympathique, est totalement lunaire.
Le couple adultère ne baise pas, mais bavarde du passé, du présent et du futur. Ce qui m’exaspère. On peut abandonner à la fin de leur ballade romantique [32’20], car la suite s’enlise dans le récit de la chute du “Roi du fleuve".
Dommage que personne n’ait commenté ce film, car j’aurais aimé lire un avis plus avisé que le mien.
Lire :
- Dossier Films USA 1930-1934 (pré-code), Monde en Question.
- Dossier Propagande coloniale, Monde en Question.
- Article Où va le cinéma ?, Ciné Monde.
- Article Films bavards vs non bavards, Ciné Monde.