Maurice Pialat était complètement gaga de son bout de chou, et sa crève les yeux dans ce film. En effet, le petit Antoine est joué par Antoine Pialat, le fils du réalisateur, et il est filmé avec tant de tendresse qu'on se demande si ce film n'est pas avant tout un moyen pour le réalisateur d'immortalisé ce petit garçon très éveillé et rigolo qui finira bien par grandir.
Au delà de ça, j'ai trouvé le film très beau malgré sa fin d'une brutalité qui frôle l'insolence. On suit un couple loin d'être parfait, avec des relations extra-conjugales, un père parfois absent, mais qui aime quand même son fils plus que tout au monde, et une femme qui l'aime quand même en ayant pourtant tourné la page. Il y a aussi toute une partie sur le deuil que je trouve assez réussie, filmée sans fioriture.
C'est une relation atypique et ces gens sont loin d'être impeccables sur le plan moral, mais il y a une beauté qui se dégage de tout ça, de ces petits moments avec le gamin, de la sincérité des parents même lorsqu'ils font n'importe quoi, qui m'a personnellement ému.