Le gâteau du président, est un film du jeune réalisateur irakien Hasan HADI
Dans l’Irak de Saddam Hussein, où l’austérité fait rage et où la misère trône à chaque coin de rue, une tradition persiste. Le jour de l’anniversaire de Monsieur Saddam Hussein, une fête nationale est organisée dans tout le pays. En effet, malgré la dureté de la vie pour la grande majorité des Irakiens, Monsieur voulait que tout le monde lui prouve son amour en fêtant son anniversaire. Bonjour l’ego ! (Monté grave.)
Dans une école d’un village irakien, une petite fille de 9 ans, Lamia, est désignée par tirage au sort pour confectionner un gâteau. S’ensuit alors une aventure incroyable, avec pour seul mot d’ordre : la débrouillardise.
Dans cette quête, elle est accompagnée de compagnons de route : Saeed, un camarade de classe fougueux et roublard, son unique ami, ainsi que son coq — que je qualifierais même de personnage principal de cette histoire. C’est tout de même assez étrange d’avoir un coq comme animal de compagnie… mais aussi très amusant.
Il va leur arriver un tas de dingueries durant leur périple afin de récolter tous les ingrédients nécessaires à la réalisation de ce fameux gâteau.
Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti ça au cinéma. Je courais avec Lamia, je sautais les barrières avec Lamia, je pagayais avec Lamia, je chérissais ma grand-mère avec Lamia.
Cette enfant est au-dessus !!
Je vous assure que voir une enfant aussi courageuse à l’écran, ça fait un bien fou et ça m’a profondément remué.
À la fin, une action est d’une telle beauté que j’en avais les larmes aux yeux.
Dans ce film, de nombreux faits de société sont soulevés telle la condition des femmes, le deuil et le mépris de classe.
Lamia est une battante, et cela forge le respect.
Ce film doit être vu par le plus grand nombre, c’est un premier film incroyable, je vous conseille vivement d’aller le voir.