C'était l'époque et la mode des films catastrophe. Et le film de James Goldstone surfe sur tous les poncifs du genre en termes de scénario et de personnages. Quoique doté d'un riche casting, le film est d'une grande médiocrité. Paul Newman joue de son charisme, Jacqueline Bisset et William Holden jouent les potiches ; tous cachetonnent dans des archétypes indignes.
Ainsi, sur l'île de Kalalou, de nombreux indices montrent que le volcan est sur le point de se réveiller. Il y a ceux qui s'inquiètent et il y a ceux que leur intérêt particulier aveugle et qui seront bien punis à la fin (tel le personnage de James Franciscus, qui cumule la cupidité et l'adultère, c'est dire s'il mérite d'être châtié).
Dans un premier temps, les auteurs font une présentation des protagonistes tout aussi artificielle que convenue à travers des bouts d'histoires, sentimentales ou autres, pleines de clichés et complètement inintéressante. Plus tard, placés dans le contexte de la catastrophe, ils se révèleront tout aussi communs.
Pour quelques effets impressionnants de tremblements de terre, de coulées de lave, de raz-de-marée, que ne doit-on subir de bavardages stériles et de dangers frelatés. Sans imagination, sans ambition, le film nous plonge dans un ennui auquel la mise en scène insipide n'est pas non plus étrangère.