Cela peut paraître cruel à dire, mais l'ultime film, sorti de façon posthume, du réalisateur tibéto-chinois Pema Tseden (1969-2023), m'a semblé bien quelconque.
D'abord, the snow leopard (en français, la panthère des neiges) du film est une image de synthèse et ça se voit (pour qui est un peu familiarisé avec les vraies panthères des neiges), notamment au niveau de sa marche, et tout le charme de ce merveilleux félin si prisé des braconniers (notamment pour sa superbe fourrure) s'évanouit, une fois numérisé.
Indépendamment de ça, j'ai trouvé le film lourdingue, maladroit, mal dialogué, mal interprété (le jeu de certains acteurs étant beaucoup trop appuyé), avec des longueurs ou péripéties sans intérêt (la pelleteuse, alors que la bergerie est au milieu de nulle part, qui arrive pour une improbable et irréalisable mission), incohérent (la cohabitation dans un même enclos du troupeau de moutons et de la panthère), incrédible (le félin sanguinaire qui a tué 9 béliers la nuit précédente devient presque un gentil matou sensible au regard et à la voix des humains, comme apprivoisé), peu passionnant (avec des longueurs, voire du remplissage : le film nous montre la video d'un snow leopard chassant un bharal, sorte de chèvre des montagnes, métrage qui traîne sur internet depuis des années et que j'avais déjà regardé deux fois par le passé). L'histoire est supposée se dérouler aux confins du Tibet et pourtant même les paysages montrés ne sont pas exceptionnels, alors qu'ils auraient dû, pu l'être : la chaîne himalayenne, quoi !
Bref, j'ai dû, à plusieurs reprises, surmonter l'envie de sommeil.
Je résume. Le film n'est pas nul, mais il est médiocre, décevant. Et pourtant j'adore les panthères des neiges. Les vraies.