Le Loup de Wall Street joue clairement la carte de la démesure : trop de drogue, trop de sexe, trop de situations outrancières. L’excès est permanent et finit parfois par lasser.
Heureusement, le film a ses moments cultes. Impossible d’oublier celui où le personnage principal, victime d’une paralysie partielle, tente tant bien que mal de parler au téléphone, de conduire, puis se livre à un combat totalement surréaliste avec un cordon de téléphone. Un moment hallucinant, porté par un Leonardo DiCaprio absolument brillant.
Le reste du film m’a semblé plus inégal. Après l’effet de surprise des premières scènes de partouze et de coke, une certaine répétition s’installe et l’on se surprend à penser : « encore ? ». Le déroulé devient aussi assez prévisible. Malgré tout, les trois heures passent sans véritable ennui, ce qui reste un très bon point pour un film de cette durée.