Ce film n’était pas sur ma liste d’envie interminable, c’est un ajout spontané dû à la programmation d’Arte. Le script avait l’air sympa, les critiques bonnes, je m’attendais à un film correct et d’avoir un bon divertissement. J’ai été rapidement surprise par la qualité de la réalisation. Les couleurs pastels m’ont appâtée dès le début, suivre ce personnage qui marche au-devant de la caméra dans le petit village m’a rendu curieuse de son histoire, d’où vient-il, vers où va-t-il ?
Une ambiance somme toute assez poétique qui s’arrête brutalement dans le bureau du directeur de l’école, guère aimable.
Le maitre d’escrime entame une jolie progression grâce à ses élèves, à une sympathique collègue, mais aussi grâce à un ami de longue date resté à Leningrad. Il n’est pas le seul à avoir une progression intéressante, l’organisation sociale du village se voit bousculée par l’arrivée de ce professeur venu de la grande ville. On observe le pouvoir omniprésent par la répression que la population s’inflige à elle-même.
« Nous ne sommes pas à Leningrad. Nous ne sommes pas un établissement prestigieux. »
- Le directeur de l'école du village pour justifier son opposition au club d'escrime.
Pourtant la population se bat, la scène de la réunion des parents d’élèves m’a particulièrement marquée par son atmosphère lourde et le symbolisme qu’elle porte.
Le maitre d’escrime aura été une excellente surprise. C’est un film plutôt inconnu qui a pourtant gagné deux Golden Globes en 2016. Un film facile à voir, beau, très bien joué y compris par les plus jeunes acteurs et enrichissant sur le plan historique, je ne peux que le recommander !
Le réalisateur Klaus Härö a deux autres films à son actif que je me suis empressée d’ajouter à ma liste d’envies !
Pour plus de recommandations et de critiques, venez visiter Laketi Stories !