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le 18 nov. 2019
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On ne peut pas dire qu’on n’est pas prévenus : un biopic sur une victoire américaine par Ford contre Ferrari n’impliquait pas vraiment un traitement dans la dentelle. Deux fausses pistes laissaient...
C'est dans une nuit pluvieuse, sur un circuit campagnard français, que l'on peut entendre un bon vieux 6 cylindres à l'anglaise rugir et mener l'orchestre réuni le temps d'un week-end dans la Sarthe. Ce 21 Juin 1959, quelque chose d'extraordinaire se produisit. En effet, le même gars qui a servi durant la 2nde guerre mondiale et qui a fait fortune dans l'élevage de poulet devient le premier américain à remporter les 24 heures du Mans. Seulement, quand le corps, ou là, en l'occurrence, le coeur, dit stop; c'est stop. Le pilote laisse sa place au grand préparateur automobile qui sommeille en lui. Pendant ce temps là, c'est la crise chez Ford. Les gratte papiers du Michigan sont en perte de vitesse et décident de se lancer dans la course automobile à grande échelle. L'objectif, montrer qu'ils savent faire de la caisse branchée et rapide. C'est donc dans cette situation que Ford décide de faire appel à Caroll Shelby pour préparer une voiture en mesure de gagner les 24heures du Mans et de battre Ferrari !
Ce qui me fait donc venir au premier défaut du film, son nom. Le parcours et le travail de la firme américaine est bien plus mis en valeur que celui de la marque au cheval cabré. Son appellation originale « Ford v Ferrari » en devient discutable. On oubliera vite cela avec la performance de Christian Bale et de Matt Damon. La paire marche bien, on ressent une certaine complicité assez attendrissante. Pour illustrer la pertinence de la performance de Matt Damon, je pourrai dire que c’est lui qui m’a fait réellement aimer les muscles cars. Depuis petit, mon cœur bat pour le monde du JDM (les voitures japonaises) mais l’interprétation du grand Shelby par Damon m’a vraiment donné envie de m’intéresser à ces voitures là. Christian Bale rend Ken Milles attachant tout en faisant ressortir une personnalité pure qui contraste avec la mentalité de la grande concession du Michigan. Là est la réelle histoire du film; deux mentalités qui se confrontent. La bureaucratie contre la rudesse de Ken Miles. Le film a été oscarisé pour son mixage sonore et ce n’est pas incompréhensible. La bande originale est très sympathique à entendre et le son des moteurs ressort très bien pour le plus grand plaisir de nos écoutilles ! Le film a un défaut que les biopics ont tous… les détails historiques mâchés ou romancés. Ce n’est pas simple de tout raconter en deux heures. Le rachat de Ferrari par Fiat ne s’est pas fait aussi vite que le film le laisse entendre par exemple. Ken Miles a gagné les 24 heures de Daytona très largement et pas sur les derniers mètres. Ce film ne fait donc pas exception à ce problème mais on garde un film de qualité et éblouissant par la sonorité des V8 comme de visuel grâce aux magnifiques 330 P4 et autres bijoux de l’histoire du sport automobile qui reprennent vie en l’espace de Deux heures et demi. Etant un fan d’automobile depuis mon enfance, un film aussi qualitatif sur le monde de l’automobile me manquait gravement et j’ai passé un magnifique moment au cinéma.
Quel bonheur de plonger dans cet univers Vintage ! Mais quelle tristesse lorsqu’on retrouve le parking du cinéma !
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Créée
le 4 nov. 2022
Critique lue 15 fois
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le 18 nov. 2019
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