Le cadavre poignardé du dénommé Dimitrios Mavropoulos est découvert. Leyden, l'auteur de romans policiers que joue Peter Lorre, décide d'enquêter pour s'inspirer de ce Dimitrios que le réalisateur Jean Negulesco nous présente, exagérément, comme une incarnation du Mal. Un meurtrier crapuleux, tout au plus, comme on peut en juger au long des témoignages, et autant de flashback, que Leyden recueille dans toute l'Europe.
Cette série B est indéniablement mystérieuse, suivant les attitudes ambiguës du timoré Leyden et le comportement d'un homme qui le suit et se propose de pactiser avec lui, suivant aussi
que Dimitrios n'est peut-être pas si mort que ça.
Enigmatique mais pas emballante, et les lacunes de la mise en scène sont telles que le suspense que le réalisateur croit instrumenter est tout relatif. Ce sujet qui mêle le meurtre et l'espionnage aurait mérité un Hitchcock. La réalisation de Negulesco manque tout autant de style que de finesse. De rebondissements frelatés en personnages simplistes, l'intrigue est loin d'être aussi ténébreuse que le suppose le cinéaste. Sa direction d'acteurs n'est pas meilleure, entrainant les protagonistes dans des explications bavardes, assez mal jouées par ailleurs.