Houlàlàlàlà! Mon Dieu! J'arrive tout juste sur Senscritique et déjà je m'attelle à une critique... "Quelle outrecuidance de sa part", diront certains, "il aurait AU MOINS pu écrire une description, donner des informations personnelles avant que de se jeter à corps perdu dans l'exercice vital mais périlleux de la critique webienne!"
Eh bien non. Pas envie.
Alors quand je vais ajouter que "Le Monde de Nemo" n'est même pas dans le top 10de mes films favoris (ni dans le top 10 de mes plus gros navets), je sens que les cris d'indignation recommenceront de plus belle.
J'ai choisi de commencer par "Le Monde de Nemo" car j'estime ce film. Tout court. Même s'il ne fait pas partie de mes 10 films préférés, il marque le début de l'apogée des réalisations du studio Pixar, qui continuera avec "Les Indestructibles", "Ratatouille", "Wall-E" et "Toy Story 3". Oui, je sais, je passe pour un grand gamin, mais ces dessins animés ont d'imenses qualités: ils sont vraiment originaux, graphiquement au top (et pourtant, je suis exigeant), et profondément touchants car ils réussissent, chose rare, à atteindre l'enfant qui est en chacun de nous.
Je tiens à préciser cependant que je n'ai pleuré devant aucun de ces films. Ce détail a son importance, car les seuls films qui réussissent à me faire pleurer presque à chaque fois sont des dessins animés. (nb: j'ai peut-être versé une larme ou deux devant "Wall-E" quand même). Cependant je les conseille fortement à tout amateur de Pixar, de dessin animé, d'originalité et d'émotion (dit comme ça, c'est un peu cucul, mais non).
Ah oui, et je pense que c'est "Le Monde de Nemo" qui a relancé la grande mode de la relation père-fils comme topos des dessins animés américains, qui est désormais développée avec plus ("Kung-Fu Panda 1" et sa relation avec le père spirituel Chifu) ou moins ("Kung-Fu Panda 2" qui... non, non, je vais être grossier) d'habileté dans chaque production qui sort. Donc s'il y a ici quelques futurs historiens du dessin animé, je m'adresse maintenant à eux: il FAUT voir ce film!!!
Et puis quand même, le titre original: "Finding Nemo", autrement dit "Trouver Personne" (pour les hellénistes), c'est génial! On sent bien, rien que dans le titre, que l'important ici est autant la réunion du père avec le fils, opérée par le père (tiens oui, pour une fois, c'est l'Ancien quii se bouge et pas le Jeune: ça aussi c'est original) que la quête existentielle du père pour se retrouver lui-même. Après la mort de sa femme, le père se cherche et n'est plus que l'ombre de lui-même, il n'est qu'une moitié de couple: il lui faut redevenir entier pour véritablement pouvoir élever son fils (ça sonne un peu "psychologie de bazar" quand même, mais c'est beaucoup mieux exprimé dans le film). Cette double quête est accentuée dans le film par la vision à la fois du destin de Nemo et celui de Marin (son pôpa).
D'ailleurs, pour creuser la référence, Marin doit effectuer une vériatble odyssée pour retrouver son fils, affrontant des périls (les requins dans le sous-marin). Il faudrait que je le revoie pour étudier le lien (s'il existe) entre chaque épreuve du film et les étapes du voyage d'Ulysse...
C'est décidé: une fois la prépa finie, je re-regarde "Le Monde de Nemo".