Une expédition scientifique -composée de gens tout ce qu'il y a de moins qualifiés- accompagne le professeur Challenger (Claude Rains) en Amazonie où ce dernier prétend connaitre un monde perdu peuplé de dinosaures.
Le film d'Irwin Allen a toute sa place dans une anthologie du nanar. Le scénario, la mise en scène et les personnages manquent à ce point de rigueur que cette aventure exotique alléchante semble avoir été conçue par un écolier rêveur. La direction d'acteurs et les dialogues forment un florilège d'inepties. Dans des décors très kitsch crées en studio, l'action est d'une simplicité enfantine, d'une sorte qu'on a plus souvent vue dans le cinéma de série Z anglais ou italien que dans la production américaine, laquelle nous a généralement habitués à plus finaud.
A l'évidence fauché, le film ne s'est pas non plus tracassé dans les trucages : les deux ou trois bestioles préhistoriques qu'on croise ici sont des araignées géantes en maladroite surimpression et, surtout, en guise de dinosaures, un petit varan et un bébé alligator sur les crânes desquels on a artisanalement posé des cornes ou coiffure d'époque !
C'est nul, pas le moins du monde palpitant et c'en est drôle, évidemment (voir notamment les robes du soir ou l'ensemble rose et blanc, sexy et moulant, qu'arbore, dans ses pérégrinations, l'héroïne de cette équipe d'explorateurs du dimanche !).